Notre démarche de voyage responsable

Avant de vous faire découvrir comment voyager de manière plus responsable, nous aimerions vous faire part de notre propre démarche lors de ce projet. Voici les premières réflexions que nous avons eu avant de partir. Bien sûr, nous améliorons notre compréhension du tourisme responsable au fur et à mesure de notre expérience. Cette rubrique nous permettra d’approfondir la notion de responsabilité des touristes au gré des articles. 

Une devise : ne laisser aucune trace

Voyager responsable est pour nous, voyager sans perturber l’équilibre de l’endroit visité. Que ce soit l’équilibre de la faune et de la flore, mais aussi l’équilibre culturel, nous ne voulons pas que notre présence perturbe. Ainsi, respecter les locaux est une règle d’or. Au Costa Rica par exemple, dans certaines cultures, les bâtiments sacrés renferment les âmes des disparus, et l’appareil photo pourrait les piéger.

Pour cela quelques petits conseils :

  • Penser à demander aux habitants avant de prendre des photos de tout et n’importe quoi, et surtout d’eux ;
  • Toujours vérifier que l’on ne laisse rien quand on quitte un endroit, comme des affaires personnelles mais aussi et surtout  des déchets ;
  • Apprendre quelques mots basiques de la langue du pays d’accueil permettant de comprendre les messages importants (par exemple un panneau indiquant une baignade interdite). 

Du tourisme responsable en avion, vraiment ? 

La première incohérence lors que l’on pense au tourisme responsable, c’est de voyager en avion. Mais pas si simple d’y remédier ! Certains cargo proposent de vous emmenez, mais pour quel prix ? En effet, l’avion est aujourd’hui plus rapide et bien moins cher que tout autre type de transports. Et même si l’on avait tout le temps et l’argent du monde, le transport maritime n’est pas en reste sur le banc des plus gros pollueurs dans le secteur du transport.

Nous avons donc choisi de limiter au maximum nos déplacements en avion. Nous avons rejoins le continent américain et nous retournerons en Europe en avion. Nous devrons également faire le trajet San José (Costa Rica) – Lima (Pérou) par voie aérienne, puisque le trajet entre ses deux pays était très complexe et très couteux. (entre autres, à cause du peu de moyens de transports du à la densité de la foret amazonienne et à la situation colombienne).

En revanche, nous voyagerons pendant 6 mois uniquement en transports en commun, en bateau, en vélo ou à pied.

Et sur place ? 

Tout d’abord, c’est tout naturellement que nous choisissons donc nos lieux d’hébergements en fonction de leur démarche responsable. Les auberges de jeunesses sont pour cela très économiques, tant au niveau du prix de la nuit que de la consommation d’énergie. De plus, au Costa Rica où nous sommes actuellement, le respect de la nature est une manière de vivre. Nous ne croisons pas beaucoup d’établissements qui n’ont pas engagés d’actions pour la protection de l’environnement ou qui ne sont pas certifiés par un label.

Ensuite, les déchets que nous pouvons rejetés sont principalement dus à notre alimentation. Aussi, nous avons décidé de cuisiner la majeure partie de ce que nous mangeons, pour notre bonne santé et pour notre porte-monnaie. Vivre en auberge de jeunesse offre l’avantage d’avoir accès à une cuisine partagée. Ainsi, nous mangeons des produits locaux que nous achetons dans les épiceries du coin. Limiter ses déchets plastiques commence aussi dès l’achat, il est donc important pour nous de privilégier des emballages en papier ou en carton plutôt qu’en plastique.

A noter : nous vous recommandons de penser a emmener un ou plusieurs sacs en tissus dans votre sac ! Ils ne prennent pas beaucoup de place et remplacent tous les sacs plastiques proposés encore en supermarchés.

Le casse-tête du sac 

Notre mode de voyage est nomade, et implique donc de voyager en sac à dos. Nous avons donc pris soin de réduire au maximum l’empreinte écologique des affaires que nous emportions. Et cela peut représenté un véritable défi si nos habitudes de consommations ne sont pas déjà tournées vers la consommation responsable.

Premièrement, la fameuse gourde. Pour certains cela va de soi, pour d’autres ce n’est pas une habitude. Mais il faut bien penser que l’eau n’est pas potable dans tous les pays, et sans gourde, c’est le défilement de bouteilles en plastique assuré !

Les produits d’hygiène peuvent également donner beaucoup de fil à retordre. Nous avons emporté des produits réutilisés, biologiques, et surtout sans emballage :

  • Des brosses à dents données par les compagnies aériennes,
  • Du dentifrice solide, 
  • Des savons solides et 100% naturels, 
  • De l’huile de coco pour l’hydratation, 
  • Des cotons en tissus, lavables et réutilisables, 
  • Un coton tige réutilisable, 
  • Du savon de Marseille pour la lessive,
  • Quelques culottes menstruelles ainsi qu’une cup pour la semaine la plus douloureuse du mois,
  • Et enfin du baume du tigre, pour soigner courbatures et différents maux durant le voyage. 

A noter que ce n’est pas parfait, puisque certains médicaments que nous avons emportés (par exemple pour la paludisme) étaient difficilement disponibles en vrac…

Concernant nos vêtements, nous avions besoin de vêtements légers, et d’autres vêtements chauds. Si certains équipements nous manquaient, nous avons fait en sorte de les acheter chez Décathlon, une marque que nous considérons plus responsable que ses concurrents et qui excelle dans l’écoconception.

Se renseigner sur les us et coutumes du pays d’accueil

Il est par exemple très utile de savoir qu’au Costa Rica, la majeure partie des rues ne comportent pas de noms et que les maisons n’ont pas de numéros.. Pratique pour s’orienter ! En effet, les Ticos (= les costariciens) se repèrent en utilisant des points de repères tels que les églises ou les stades.

Bon à savoir aussi, un soda est un petit restaurant typique, qui sera beaucoup moins cher et souvent aussi bons que les restaurants.

Il est aussi indispensable de se renseigner sur les comportements qui pourraient paraître choquants dans le pays de destination (par exemple des épaules dénudées, ou des gestes déplacés).

Enfin, mention spéciale pour les fumeurs : fumer est souvent mal vus en dehors des pays occidentaux, cela peut choquer si vous fumez dans des endroits publics, voire être complètement interdit. Renseignez-vous avant de partir, et équipez-vous : rien de plus simple à emporter, de plus petit et de plus léger qu’un cendrier de poche ! 

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