Deuxième étape de notre périple au Costa Rica, Cahuita ! Ce petit village aux influences jamaïcaines résiste encore au tourisme de masse. Plusieurs auberges permettent d’y séjourner et de se balader dans la rue principale où l’on peut trouver quelques bars et boutiques colorées.
Mais la petite ville est surtout située juste à coté de l’entrée du Parc National de Cahuita, qui grouille d’animaux en tout genre. On y croise des paresseux, des singes, des iguanes, des chauves souris, et pleins de papillons, insectes et oiseaux. Pour ce parc là, nous n’avons pas eu besoin de guide, tellement les animaux sont visibles. On en a notamment retrouvés plusieurs dans le jardin de notre auberge !


Le chemin de randonnée de 8 km au sein du parc oscille entre forêt et plage. Sur cette dernière, on peut voir des dizaines d’arbres déracinés tomber et s’enfoncer dans l’eau. Alors oui, c’est plutôt joli, mais ca signifie surtout que la mer atteint aujourd’hui la forêt ! Le réchauffement de l’eau augmente également son volume, provoquant une érosion côtière plus rapide. En effet, depuis 2010, l’eau a avancé de 68,81 mètres…

Qu’attendez-vous pour agir ? »
Mais heureusement, des choses sont faites !
Le parc national de Cahuita est cogéré avec la communauté de Cahuita et les différentes administrations de l’état tel comme l’aire conservation régionale (CORAC) et l’aire de conservation Amistad Caribe (ACLAC). C’est un véritable exemple de gestion du développement durable en coordination avec le gouvernement et la communauté locale. Il bénéficie du soutien de guides et de voyagistes de la communauté qui ont été formés par l’Institut national de formation (INA) et sont accrédités par l’Institut costaricien du tourisme (ICT) pour fournir des conseils et des services aux visiteurs.

Le parc a également obtenu le drapeau bleu écologique, Bandera Azul Ecológica, qui récompense les efforts de conservation, la mise en œuvre d’actions pour lutter contre les effets du réchauffement climatique, la recherche de meilleures conditions de santé et d’hygiène et l’amélioration de la santé publique des habitants.
A ce titre, le parc a entre autres construit des sentiers surélevés pour pallier à la montée des eaux, a construit des aires de repos et un accès aux personnes aux mobilités réduites, et lutte plus généralement pour la préservation des récifs coralliens. Enfin, nous avons trouvé sur notre route plusieurs panneaux montrant le bon comportement à adopter aux touristes, ainsi que des poubelles de tris à l’intérieur du parc.

La petite ville de Cahuita est vraiment un exemple en termes de protection de la faune et de la flore, mais surtout en termes de co-gestion de la communauté et des instances de préservation de l’environnement au niveau national.
Prochaine étape, Puerto Viejo de Talamanca !
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