Le secteur du tourisme, premier constat

Le tourisme, un secteur en pleine expansion

Si en 1995 le nombre de touristes à l’échelle mondiale était estimé à 500 000 personnes, l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) annonce 1,8 milliards de touristes en 2030, soit une personne sur cinq. Le tourisme est aujourd’hui à la portée de tous, et ceci ne se fait pas sans conséquence : selon une étude initutlée « The carbon footpprint of global tourism » publiée dans Nature Climate Change en 2017, le secteur du tourisme représenterait aujourd’hui 8 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Et toujours selon la même étude, le tourisme représenterait aujourd’hui à lui seul 8 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. 

Des avantages… et des inconvénients

Le tourisme de masse représente pourtant une grande opportunité de développement : véritable relai de croissance, il permet entre autres de dynamiser l’économie et de générer des emplois, et indirectement il permet la modernisation des infrastructures des pays d’accueil. Mais il a aussi ses conséquences négatives : gentrification amenant à un envol des prix de l’immobilier, folkorisation dénaturant la ville pour divertir le touriste, bétonisation des lieux, saturation des villes, dégradation de l’environnement…

Et le mécontentement des habitants se fait de plus en plus ressentir : à Venise ont eu lieu des manifestations contre les paquebots de croisières qui fragilisent la lagune, à Ibiza, les habitants fuient l’île pendant la période estivale, et dans d’autres villes, on découvre maintenant des tags hostiles à l’attention des touristes. 

Réagir oui, mais comment ? 

Certaines destinations ont vu ces dernières années le phénomène du tourisme de masse augmenter à tel point qu’elles ont dû prendre des décisions drastiques pour contrer la consommation démesurée des ressources disponibles et la menace sur la biodiversité. A titre d’exemple, l’île de Komodo en Indonésie a décidé de fermer pendant un an à cause de la diminution de la population de dragons sur l’île. 

Ces fermetures temporaires ne sont pas des solutions, mais seulement une bulle d’air pour des endroits naturels qui aujourd’hui suffoquent. Comment se mobiliser face au tourisme de masse qui ne cesse d’augmenter ?  

L’écotourisme comme solution pour réduire les impacts négatifs du tourisme

Selon la TIES (The International Ecotourism Society), l’écotourisme est « un tourisme responsable en milieux naturels qui préserve l’environnement et participe au bien-être des populations locales ». Il s’inscrit plus largement au sein du concept de tourisme responsable, qui demande de minimiser au maximum son impact sur l’environnement et sur le mode de vie locale. 

Certes l’écotourisme n’est pas une solution toute trouvée face au tourisme de masse. Mais un changement de cap est plus que nécessaire aujourd’hui. Et ce changement doit venir des institutions, pour réguler et encadrer l’activité touristique, mais aussi des acteurs économiques et de leurs prestations, et surtout des touristes eux-mêmes, en tant que consommateurs conscients de leurs impacts.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer